まこと の ブログ

MaKoTo no burogu — Journal de bord…

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Je veux descendre du bus !!

Et aussi l'arrêter, le bricoler et changer de direction…

Depuis longtemps, mais particulièrement en ce moment, vu l’accumulation de mauvaises nouvelles, cette petite histoire m'étreint le cœur :

Je suis passager d'un bus, lancé à pleine vitesse en direction d'un mur.
La majorité des passager regardent leurs ordi-phones, ou sont préoccupés par leurs sorts.
Les autres discutent de la direction en mode : « j'y pense et puis j'oublie ».
Je veux avertir le chauffeur « arrête toi Ducon »… il est bien au courant en fait, il sourit, la main sur la poignée de son siège éjectable pour une récupération en vol par son jet privé.

« Ainsi va la vie », au pied du mur, on voit mieux le mur, surtout quand t'as la tronche explosée dessus… L'être humain, sa masse, possède cette formidable non-capacité à agir, sauf au dernier moment. Jusqu'à présent ça allait, mais à voir les choses ainsi, comment gérer un phénomène qui nécessite une anticipation importante à agir sous peine d’irréversibilité ?
Sous prétexte que le danger est invisible, ou trop loin pour être visible, on l'ignore, on se dit, pfff après moi le déluge, je ne suis pas concerné…
Car après tout, nucléaire, virus, pollution… combien de mort ? Zero non ?! Invisibilité…

  • Le réchauffement climatique, car c'est surtout de ceci qu'il s'agit « fera zero morts, nous aurons juste plus chaud, c'est pas mal non ? » se disent les passager du bus ?

Les menaces sont tellement nombreuses, tout est tellement lié, que je ne sais par où commencer…
Pesticide, herbicide, destruction des chaînes alimentaires, semences stériles (ogm), perte de bio-diversité et uniformisation des semences, agriculture stupide, pollutions atmosphériques, pollutions des sols, urbanisme, centralisation, conditions de travail, hygiène, appauvrissement général vs paradis fiscaux, surveillances étatique, fascisation étatique… Il parait même qu'on devient débile.[1]
Tout ceci fait tellement plus de morts que quelques terroristes, et pourtant on n'agit pas. À par contre mettre en place des dispositifs pour fliquer le citoyens, sous prétexte à terroro, ça on sait faire, pendant que respirer, manger, vivre nous tue à petit feu pour que des gros s'enrichissent et mangent encore plus d'argent…
Mais nous humains, sommes dans l'émotion, cette émotion qui nous fait ressentir empathie et culpabilité, qui nous permet de vivre en société, ou de ne pas nous entre-tuer, c'est selon. [2]
Alors que la condition humaine ne fait que s'améliorer, les morts violentes diminuer, on nous focalise sur un acte terrible, boum, 300 morts, ayez peur, on s'occupe du reste.
Pourtant la réalité voudrait plutôt que je risque bien plus l'arrêt cardiaque en faisant du sport en ville que de tomber sur un fou, insaisissable imprévisible…
Pendant que les autres, criminels pollueurs industriels qui continuent en toute impunité, avec l'appui des états, légalement, ont adresses et des comptes d'activités… solvables.

  • Des années que les écolos hurlent, et qu'on les caricatures, des années que les scientifiques hurlent, et qu'on dit « oui oui… » sans pour autant les prendre au sérieux…

Ha si, y'a la COP !
Non mais vous rigolez ou quoi ?

Ce que j'ai vraiment mieux compris récemment, pour vulgariser le réchauffement, c'est qu'il faut distinguer la masse de carbone sur terre et sous terre.
- Sur terre, cette masse à permis la vie telle qu'on la connaît, ce sont les êtres vivant, la mer et la végétation qui contiennent et s'échangent le carbone. Pour faire simple, tant qu'on brûle des arbres, on n'ajoute pas de carbone à cette masse, donc on ne réchauffe pas vraiment la planète, ce carbone a changé de forme, il se transformera à nouveau. (capté par les océans, les arbres, etc).
- Sous terre, il y a le carbone emprisonné depuis des millénaires, qui a connu la vie dans d'autres conditions, ce carbone est le fossile de cette vie. Ce qu'on fait en brûlant ce carbone-ci, c'est qu'on ajoute à la masse de carbone sur terre, de telle sorte qu'on rompt l'équilibre, rendant alors les conditions à la vie telle qu'on la connaît difficile, puis impossible…[3]
- Sortir des énergies fossiles, le plus rapidement possible (oui et c'est possible !)
La transition énergétique n'avance pas… Nous en sommes rendu à la 23ième COP, plus de 20 ans qu'on s'y pose la question de comment nous enfumer et avec quelle toxicité, au lieu de se décider à mettre en œuvre les énergies renouvelables et stopper les énergies fossiles.[4]
Quant aux militants et lanceurs d'alertes, on les mets en prisons, quand on ne les assigne pas à résidence, grâce à notre cher état d'urgence permanent (mais tu comprends, ça rassure), où comment mettre le mouchoir sur un problème, et jouer au tape-taupe avec la complicité de tous les passager.

  • Car oui nous sommes complices…

Quand on ne nous culpabilise pas de consommer trop d'énergie, d'eau et de générer des déchets, alors qu'on reçoit en permanence le message opposé, consomme et tait toi, on fait pareil, on regarde ailleurs quand la maison brûle, c'est pas moi qui ait craqué l’allumette…
Sauf que… bah si en fait, tous les jours, par les choix de consommation qu'on fait, et surtout ceux qu'on ne fait pas ! [5]

Le capitalisme ne veut pas changer de direction, et il ne nous laissera pas faire, pourtant tout le pouvoir qu'il détient, c'est bien nous qui le lui donnons, il suffit de le lui reprendre, de se bouger tous ensemble de notre place pour virer le chauffeur du bus, et prendre le volant, arrêter le bus, le bricoler et changer de direction.
- Qu'est-ce qu'on attend ?
Peut-être que nous sommes encore trop nombreux à soit être inconscient, soit dans l'erreur, ou complètement dépolitisé.

- Qu'elle planète[6] va t'on laisser à vos enfants ?
Alerte divulgachage ! Il mourront semble-t'il assez vite en fait… Les plus riches en derniers.
Fonte du permafrost, accélération du réchauffement, réfugié climatique, pollutions des eaux potables, terres impropres aux cultures, pressions démographiques (la surpopulation on en parle quand ??? [7])… Hum, c'est peut-être pas les deux gogols de cours de récré qui vont déclencher la guerre, mais bien le réflexe de survie des peuples après l'irréversibilité du réchauffement et ses conditions impossible. Visionner la série The Walking Dead pourrait être utile…

- Qu'est-ce qu'on peut faire ? Non, qu'est-ce qu'on Veut faire !

Éteindre sa télé.
Se déconnecter des voleurs de temps (Facebook, etc).
Parler aux gens, faire tourner l'info.
Arrêter de voter pour des cons.
Arrêter de voter « contre ».
Arrêter de voter…
Consommer local et bio, sans passer par des intermédiaires.
Construire une éolienne dans son jardin.
Désobéir quand cela est juste…
Ne jamais oublier que s'ils sont riches et font des conneries, c'est parce-qu'on travaille pour eux…

Notes

[1] Demain, tous crétins? (Doc Arte)

[2] https://youtu.be/0qAn_mxvTTk?t=6m44s

[3] Sans compter qu'on accélère le mouvement en tuant tout, à coup de pesticides, l'humain est responsable de la sixième extinction (quand il n'y aura plus d'abeille pour féconder les fleurs, ne comptez pas sur le capitalisme qui se sera assez goinfré d'argent en les tuants pour le faire)

[4] Le VLOG de la COP23

[5] se nourrir local dans une amap, utiliser des toilettes sèches, domicilier son compte dans une banque respectable, utiliser des monnaies alternative…

[6] entendre — les conditions de vie —, pas le caillou

[7] Résoudre la surpopulation - DBY #29 feat NEXUS VI

Commentaires

1. Le dimanche, 17 décembre 2017, 13:40 par spyd

Pour aller plus loin dans la réflexion, le site de l'association adrastia, ils méritent un peu de pub pour leur travail de fond et sourcé : http://adrastia.org/

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