Pocket SDVX pico, Makoto's edition -4-
Par makoto doushite le samedi, 13 décembre 2025, 20:37 - Arcade - Lien permanent
Suite des précédents travaux :
Le fond :
Au départ il était prévu que le dessous de l'appareil soit constitué d'une plaque imprimée 3D, notamment car celle-ci doit venir s'appuyer sur la plaque électronique afin de rigidifier la structure. Pour cela il est nécessaire de prévoir tout un tas de creux dans la plaques afin que la matière ne viennent pas contre les pattes soudées des composants.
- J'ai à nouveau dû imprimer la pièce en deux morceaux, ainsi que des petites plaquettes

qui vont servir à consolider le collage à la cyanoacrylate.
- Sont prévu les trous pour accueillir des inserts fileté de 4 mm de diamètre à destination des pieds en caoutchouc où des ventouses !
- Voici l'intérieur de la plaque avec la vis de la ventouse qui dépasse. Il sera donc coupé à dimension.

On peut donc alterner à loisir entre pieds ou ventouses, à l'aide d'un tournevis pour le premier et en tournant l'objet à la main pour la seconde.
La vis dans le coin est celle qui ferme ce couvercle de fond, et elle sera complémentent cachée par le pieds en caoutchouc.
Plus tard j'ai envisagé la possibilité d'utiliser des plaques de PMMA transparente à la place de l'impression 3D. J'ai simplement eu l'idée de demander la découpe de deux plaques, une de 3 mm d'épaisseurs qui comporterait non pas les creux mais des trous, et l'autre de 2 mm pour venir fermer le tout.
- La première plaque de 3 mm, puis la seconde de 2 mm par dessus :
- La plaque de 2 mm est tout de même trouée pour laisser passer l'épaisseur du port USB du Rpi Pico qui reste là, et permettre d'appuyer sur son bouton de programmation.

Voulant suivre la même logique pour la fixation des pieds/ventouses, j'avais prévu des trous larges dans la plaque de 3 mm pour y mettre les inserts.
Mais ce fut une idée assez galère, car en fondant le PMMA boursouffle un peu en repoussant la matière fondue à la surface, ce qu'il a fallu gratter afin d'aplanir le périmètre autour de l'insert. Et comme l'insert dépasse dans la plaque de 2 mm, il a fallu élargir et le chanfreiner le trou correspondant… Bref, pas une partie de plaisir, alors qu'il suffisait de prévoir un trou plus petit et de le tarauder pour y créer le filetage qui aurait permis de visser les pieds/ventouses directement dans le PMMA, plastique suffisamment dur pour cela.
Autre déconvenue aussi, je l'évoquais dans ma série sur le pincab, le contour des plaques découpées au laser présente un angle de 3°, ce qui n'avait pas posé de problème pour la plaque de protection du dessus, mais ici, avec 3 + 2 mm d'épaisseur, c'est suffisant pour gêner quelque peu la mise en place des plaques. Il a donc fallu limer les 4 champs des deux plaques, afin de les redresser à 90°.
- C'est tout bon, elles rentrent maintenant bien à plat, ouf !
Finitions :
Je l'évoquais plus haut, pour estomper la jointure du cadre du boîtier, j'ai une solution qui ne fonctionne qu'avec du plastique ABS.
En effet, le solvan qui permet de ramollir ce plastique n'est autre que l'acétone, et il est alors aisé de se confectionner du mastique coloré qu'on va utiliser pour combler toutes les imperfections. Une fois bien sec il suffira de limer et poncer jusqu'au résultat attendu. Toutefois il faut faire attention au ratio acétone/quantité de plastique, car j'ai remarqué que si la mixture est trop diluée, en séchant elle laisse des micro-bulles blanches assez disgracieuses.
- Alors on verra toujours l'emplacement de la jointure, mais ça jure moins et au toucher, on ne la ressent plus sous les doigts.
- On peut aussi pousser la chose jusqu'à poncer toute la pièce, de plus en plus fin…

Et ensuite polir et lustrer la surface jusqu'à obtenir cette brillance !
- Une dernière chose à faire, est de chanfreiner les trous sur les plaques en PMMA pour permettre d'engager des vis à tête fraisée à fleur de la surface.
Fonctionnalités :
- Une petite vidéo qui montre le montage des ventouses et leurs utilité :
J'ai dû bricoler le firmware d'origine afin de pouvoir attribuer des fonctions aux cinq boutons que j'ai ajouté sur les tranches.
Ceux de la tranche inférieure sont vu comme des boutons de gamepad et pourront servir en cours de partie.
Tandis que ceux de la tranche supérieure sont là pour configurer la déco.
Celui de gauche pour basculer entre le mode « color cycle » qui présente une vague de couleurs défilantes et le mode « turbocharger » qui permet aux « knobs » d'animer la vague de leds en rouge ou en bleu.
Celui de droite incrémente d'une couleurs parmi douze.
- Pour bien comprendre, voici tout cela montré dans cette petite vidéo :
Conclusion et démonstration en jeu :
Combien ça coûte tout ça ?
Cher !! Pas en argent, mais en temps passé à créer.
- À reproduire par contre ça ne devrait pas poser de difficultés et se faire en quelques heures, plus ou moins selon votre dextérité.
Le plus fatiguant sera je pense de se fournir en matériaux. Commander les plaques, imprimer ou faire imprimer le cadre en plastique, découper ou faire découper les plaques PMMA au laser. Et des heures de magasinage pour trouver les composants électroniques et mécaniques « qui vont bien »…
Mon exemplaire aura coûté 60€, pour info. Bien sûr cela dépend complètement du prix des composants et des tarifs des prestataires, donc c'est vraiment à titre indicatif.
Les sources du projet seront proposés dans le prochain et dernier billet.
Elles contiendront absolument tout, de l'électronique à la 3D, réalisées avec des logiciels libres.
Il y aura une vidéo de l'assemblage complet de l'appareil !
- En attendant, on peut profiter !
Vidéo en cour de jeu qui montre les effets lumineux.
Galerie :
Voici quelques clichés des contrôleurs que j'ai réalisé pour moi et mes amis.
- Modèle rouge au cadre de 2 mm d'épaisseur, knob de 22 mm argentés :
- Le même, avec des knobs plus petits et colorés :
- Changement des pieds :
- Démontage :
- Modèle gris au cadre de 2 mm d'épaisseur :
- Modèle violet au cadre de 3 mm d'épaisseur :





























































