まこと の ブログ

MaKoTo no burogu — Journal de bord…

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RecalStick -1-

Aujourd'hui on va fabriquer un RecalStick !… Un stick avec RecalBox dedans.
Je dispose en effet d'un écran cathodique qui ne demande qu'à afficher de belles images, et d'un Raspberry Pi 4 sur lequel j'ai enfin testé la distribution Recalbox, boite à émulateurs permettant d'exécuter des jeux vidéos d’antan, et je voulais une solution pour faire fonctionner ça joliment.


  • L'émulation sur ce genre de plate-forme étant enfin à peu prés potable, par la puissance maintenant correcte du Rpi – le 4 c'est bien, le 5 je pense qu'on ne fera pas mieux – pour émuler des jeux d'Arcade, et le rendu graphique excellent notamment grâce au module VGA666 compatible avec Recalbox.

On le trouve pour moins de 5€, il suffit de l'enficher sur le Rpi, d'y connecter un câble VGA,

  • alors on pourra brancher ça sur la vieille télé en intercalant un adaptateur VGA vers Péritel câblé comme ceci :
      Prise VGA                —        Prise Péritel

Pin N°1: Vidéo Rouge           —     Pin N°15: Rouge
Pin N°2: Vidéo Vert            —     Pin N°11: Vert
Pin N°3: Vidéo Bleu            —     Pin N°7:  Bleu
Pin N°6: Retour rouge          —     Pin N°13: Masse Rouge
Pin N°7: Retour vert           —     Pin N°9:  Masse Verte
Pin N°8: Retour bleu           —     Pin N°5:  Masse Bleue
Pin N°9: +5 V                  —     Pin N°8:  SWITCH
Pin N°10: Masse                —     Pin N°17: Masse Synchro
Pin N°13: HSync et N°14: VSync —     Pin N°20: Synchro.

Ajouter une résistance de 75 Ohms entre la Pin 8 et 16 de la prise péritel, permet, grâce au 5V en provenance de la carte vidéo, de basculer le TV en RVB sur l'entrée AV.
dsc07537.jpg dsc07535.jpg

Ok, donc on a le micro-ordinateur pour faire tourner des jeux branchés à la TV, il manque la manette et une boite pour l'ordinateur.
Et bien on va combiner les deux pour donc fabriquer (encore !) une sorte de TV Game.


Les plans :

Disponibles en annexe à ce billet, j'ai dessiné le modèle 3D en fonction de plusieurs facteurs importants :
– Je souhaitais que le stick arcade ressemble au Hori Real Arcade Pro VX
– Qu'on puisse l'utiliser posé sur ses genoux
– Qu'il intègre donc le Rpi4
– Qu'on puisse brancher directement les câbles VGA, audio, et alimentation sur le boîtier du stick
– Et aussi un HDMI, comme ça on ne se limite pas aux écrans cathodiques
– Que l'on puisse brancher le câble USB du stick sur évidement le Rpi, mais aussi sur un autre ordinateur
– Qu'on puisse brancher jusqu'à trois autres manettes sur le Rpi Recalbox
– Qu'un bouton permette de basculer le joystick d'un quart de tour pour permettre de jouer aux jeux verticaux à l'horizontale dans le cas où l'on ne peux pas basculer l'écran d'un quart de tour.


Nous avons donc de gauche à droite, sur la façade arrière, l'emplacement du bouton de bascule ¼ de tour, la prise HDMI, la lamelle métallique VGA (qui intégrera la prise audio et la prise alimentation jack), et l'emplacement du Rpi qui laisse l'accès aux 4 prises USB. Il manque pour le moment le trou pour faire sortir le câble USB du circuit manette.

Le matériel :

  • Cette fois je n'ai pas investi dans des fournitures arcade onéreuses Sanwa ou Seimitsu, car l'usage en sera occasionnel.

– J'ai opté pour le célèbre Zippy et des boutons « no-name »
– On dispose aussi d'un câble de déport VGA (une mini-ralonge en somme)
– Un déport mini-HDMI vers HDMI qui intègre aussi un déport USB-C
– Une prise jack femelle audio stéréo
– Une prise jack femelle d'alimentation
– Un énorme dissipateur thermique ventilé qui enserre le Raspberry
– 4 bouts de bois de récupération, préparés à dimensions, constituant le cadre du boîtier
– Un circuit de manette USB qui vient avec ses câbles et ses cosses serties
Ce qui sera au final tellement plus pratique que de tout fabriquer comme je l'ai fait à l'époque

Des lattes de volets, un montant de porte, et une chute non-identifiée.


L'usinage de la façade arrière :

  • La pièce de bois étant très épaisse il est nécessaire de retirer une grande quantité de matière pour permettre la disposition correcte des différents connecteurs.

Pour le trou du bouton ¼ de tour j'ai utilisé des forêts à bois en perçant de diamètres différents de part et d'autre de la façade.
J'ai procédé à la défonceuse pour le reste, en retirant suffisamment de matière pour ne laisser que 10 mm de profondeur.

On travaille toujours de gauche à droite avec cet outil qui fait tourner très vite la fraise dans le sens horaire, donc « en avalant » le bois, afin d'éviter un recul brutal de l'outil, et donc l'accident.

  • Après plusieurs passes la gorge est terminée, on peut donc percer les ouvertures pour la lamelle et le Raspberry :


  • Parce que l'épaisseur du bois reste problématique pour le branchement de la prise VGA et autres USB, pour l'esthétique aussi, on taille les bords au ciseaux à bois.



Le collage du cadre :

  • Il était évidemment nécessaire de s'occuper de ces usinages avant l'assemblage, sans clous, ni vis, ni gougeons, à la colle vinylique.


  • Et pendant que la colle sèche, j'ai découpé la plaque du dessus – le panel – dans du contre-plaqué de 10 mm d'épaisseur.



La taille des coins :

  • Une scie à onglet facilite beaucoup ce travail !


Cela fait partie des nouveaux outils – avec la défonceuse – bien appréciés.

Et hop ! Terminé.

Fixation du panel et du fond :

  • Pour positionner le panel en hauteur, bien à fleur du cadre, on va le faire reposer sur des coins (courts morceaux de tasseau) collés à l'intérieur du cadre à bonne profondeur, en pressant le tout contre la table. (La face interne du panel est peinte en vert car provenant d'une chute de contre-plaqué).


Pour éviter que des bavures de colles n'aillent coller le panel aux coins, on peut mettre du ruban de masquage sur le sommet du coin. Une fois le collage sec, on peut donc en principe retirer le panel – et le ruban – sans difficultés.
Le panel sera plus tard solidarisé au cadre, à l'aide de vis passées depuis l'intérieur du boîtier.

Le fond sera quand à lui constitué d'un panneau d'isorel, ce « bois » qu'on retrouve au fond des placards ».

  • Une feuillure de +/- 4 mm de profondeur est donc pratiquée à la défonceuse dans le cadre pour accueillir le fond que je découperais plus tard.



La taille de la face avant :

Nous arrivons à la phase la plus délicate.
Toute cette matière – représentée en hachuré – doit disparaître, sur toute la longueur.
Je me propose à faire ça à la ponceuse à bande, en procédant de la même manière que la dernière fois (voir la vidéo du billet « linké »)

  • On fixe l'ouvrage solidement à la table, et on procède par passes successives, patiemment, tranquillement, prudemment…


  • Voilà, c'est fait, pas parfait, mais ce n'était que la première phase. On retourne la pièce pour s'occuper de l'autre angle :


  • Et c'est reparti…


  • Ensuite ça se termine à la lime et au ponçage pour rattraper les creux et bosses indésirables, souvent causées par la nature du bois plus ou moins dure aux abords des nœuds par exemple :



Le perçage des trous :

Ahhh, enfin la phase la plus amusante (j'adore la perceuse à colonne !)

  • L'ouvrage ressemble enfin au modèle, il reste à percer les trous pour les fournitures Arcade, à l'emplacement voulu après quelques mises en situations pour évaluer l'ergonomie de la chose.


  • J'ai procédé avec les forêts plats habituels de 24 et 30 mm, mais cette fois-ci, au préalable avec une fraise de 35 mm pour évider le dos du panel sur environ 6 mm de profondeur.


  • En effet, le contre-plaqué fait 10 mm d'épaisseur et je dispose de boutons à clipser – et non-plus à visser – qui nécessitent un maximum de 4 mm de rebord pour tenir correctement en place.


J'aurais aussi pu procéder à cet évidement à la défonceuse.
J'aurais pu juste percer normalement à 24 et 30 mm et coincer les boutons en place.

La fixation du stick :

Vous aurez peut-être compris que je ne souhaite pas avoir de vis apparentes sur cet ouvrage. Il n'est donc pas question de percer le panel des 4 trous nécessaires à la fixation du stick Zippy.
L'épaisseur du panel aurait pu permettre de visser le stick depuis l'intérieur, sauf que malheureusement la tige était un peu courte et ne dépassait pas suffisamment du panel, m'obligeant alors à pratiquer une défonce de 4 mm pour voir la tige dépasser de 22 mm. Aucune vis à bois – aussi courte soit-elle – n'aurait alors suffisament d'emprise pour tenir cette mécanique en place.

  • J'ai donc rusé en bricolant deux plaquettes de contre-plaqué, et quelques morceaux de cartons pour bien caller le stick en place, et utiliser des vis à bois comme prévu initialement, mais ainsi déportées dans une zone où l'on dispose de l'épaisseur complète du panel pour les visser.




L'installation des fournitures :

  • Une petite vidéo
  • L'installation des boutons se fait aisément en cliquant comme il faut. Le câblage du circuit USB est facile et rapide à faire !


  • Petit problème avec le Raspberry… Il ne peut pas rentrer à sa place, autrement qu'en diagonale, sinon il bute dans le stick Zippy. À 5 mm prés j'ai bien « merdé » le truc…


  • À priori il passe si je le décale un peu plus sur le côté, donc je vais devoir élargir l'ouverture sur la face arrière et reboucher l'erreur.


  • Voici l'ensemble Rpi avec le VGA666 sur-lequel est connecté la lamelle VGA percée de trous de 7 mm pour y visser les connecteurs audio et alimentation. Et une vue de la face arrière avec quelques connecteurs :



En attendant la suite…

  • Il reste donc à faire rentrer tout ça (sauf l'alimentation !) dans le boîtier :





À suivre…

Annexes

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