Suite de la conception précédente :
Le premier circuit ayant donc montré ses limites et défauts, nous allons ici tenter de les corriger.
Un deuxième circuit d'essais :
- À force d'expérimentations, j'ai fini par aboutir à ce schéma :
Ce circuit fonctionne relativement bien, mais avant de tirer les conclusions (oui je ne suis pas un politique ou un journaleux qui tire les conséquences, faut arrêter avec ça !), regardons comment il fonctionne, car encore une fois, ce sera salutaire pour la suite à donner.
- Nous avons donc à nouveau l'étage de séparation de synchro basé sur le circuit intégré LM1881, nécessaire pour récupérer le signal V−Sync.
Cet étage est cette fois connecté à des PLL (boucle à verrouillage de phase) CD4046, le type de montage à système bouclé dont la théorie me donnait des sueurs froides à l'école… Mais bon c'est plus facile à expérimenter… un peu.
- La PLL est ici employée afin de générer un signal carré d'une fréquence égale au signal d'entrée. Une fois la fréquence « accrochée » par le VCO (oscillateur contrôlé en tension), led témoin allumée par l'entremise du potentiomètre, ce système bouclé va nous permettre de déphaser le signal carré en continuant de jouer du potentiomètre. La limite étant le décrochage du VCO au delà d'une certaine plage de fonctionnement où l'on perd alors la fréquence.
Les composants R1, R2 et C1 sont donc calculés et vérifiés expérimentalement pour offrir la plage de fonctionnement la plus large possible sans décrocher de la fréquence d'entrée.
Pour H−Sync et ses 15,625 kHz, R1 = 100 kΩ, R2 = 100 kΩ, C1 = 1 nF.
Pour V−Sync et ses 59 Hz, R1 = 8,2 kΩ, R2 = 18 kΩ, C1 = 1 µF.
- Voici une démo vidéo de la phase d'accrochage de la PLL, avec le signal zoomé sur V−Sync, on regarde la sortie 3 du CD4046.
On prend soin d'observer attentivement la valeur de fréquence affichée en bleu sur l'oscilloscope, ainsi que la réaction de la led.
- La sortie de chaque PLL est ensuite envoyé à un monostable, pour, comme nous l'avons étudié précédemment, générer une impulsion de largeur fixée grâce au potentiomètre associé.
Voyons cela avec des oscillogrammes :
- Ici nous voyons le déphasage obtenu pour H−Sync. Le signal C−Sync (en jaune), la sortie 3 de la PLL (en bleu), et la sortie Q7 du monostable (en vert) qui déclenche son impulsion sur le front montant du signal de sortie du CD4046.
- Et de la même manière, nous voyons le déphasage obtenu pour V−Sync. Le signal V−Sync (en jaune), la sortie 3 de la PLL (en bleu), et la sortie Q9 du monostable (en vert).


















