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MaKoTo no burogu — Journal de bord…

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MaKoTo › Réflexions

Juste une mise au point

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samedi, 18 novembre 2017

Je veux descendre du bus !!

Et aussi l'arrêter, le bricoler et changer de direction…

Depuis longtemps, mais particulièrement en ce moment, vu l’accumulation de mauvaises nouvelles, cette petite histoire m'étreint le cœur :

Je suis passager d'un bus, lancé à pleine vitesse en direction d'un mur.
La majorité des passager regardent leurs ordi-phones, ou sont préoccupés par leurs sorts.
Les autres discutent de la direction en mode : « j'y pense et puis j'oublie ».
Je veux avertir le chauffeur « arrête toi Ducon »… il est bien au courant en fait, il sourit, la main sur la poignée de son siège éjectable pour une récupération en vol par son jet privé.

« Ainsi va la vie », au pied du mur, on voit mieux le mur, surtout quand t'as la tronche explosée dessus… L'être humain, sa masse, possède cette formidable non-capacité à agir, sauf au dernier moment. Jusqu'à présent ça allait, mais à voir les choses ainsi, comment gérer un phénomène qui nécessite une anticipation importante à agir sous peine d’irréversibilité ?
Sous prétexte que le danger est invisible, ou trop loin pour être visible, on l'ignore, on se dit, pfff après moi le déluge, je ne suis pas concerné…
Car après tout, nucléaire, virus, pollution… combien de mort ? Zero non ?! Invisibilité…

  • Le réchauffement climatique, car c'est surtout de ceci qu'il s'agit « fera zero morts, nous aurons juste plus chaud, c'est pas mal non ? » se disent les passager du bus ?

Les menaces sont tellement nombreuses, tout est tellement lié, que je ne sais par où commencer…
Pesticide, herbicide, destruction des chaînes alimentaires, semences stériles (ogm), perte de bio-diversité et uniformisation des semences, agriculture stupide, pollutions atmosphériques, pollutions des sols, urbanisme, centralisation, conditions de travail, hygiène, appauvrissement général vs paradis fiscaux, surveillances étatique, fascisation étatique… Il parait même qu'on devient débile.[1]
Tout ceci fait tellement plus de morts que quelques terroristes, et pourtant on n'agit pas. À par contre mettre en place des dispositifs pour fliquer le citoyens, sous prétexte à terroro, ça on sait faire, pendant que respirer, manger, vivre nous tue à petit feu pour que des gros s'enrichissent et mangent encore plus d'argent…
Mais nous humains, sommes dans l'émotion, cette émotion qui nous fait ressentir empathie et culpabilité, qui nous permet de vivre en société, ou de ne pas nous entre-tuer, c'est selon. [2]
Alors que la condition humaine ne fait que s'améliorer, les morts violentes diminuer, on nous focalise sur un acte terrible, boum, 300 morts, ayez peur, on s'occupe du reste.
Pourtant la réalité voudrait plutôt que je risque bien plus l'arrêt cardiaque en faisant du sport en ville que de tomber sur un fou, insaisissable imprévisible…
Pendant que les autres, criminels pollueurs industriels qui continuent en toute impunité, avec l'appui des états, légalement, ont adresses et des comptes d'activités… solvables.

  • Des années que les écolos hurlent, et qu'on les caricatures, des années que les scientifiques hurlent, et qu'on dit « oui oui… » sans pour autant les prendre au sérieux…

Ha si, y'a la COP !
Non mais vous rigolez ou quoi ?

Ce que j'ai vraiment mieux compris récemment, pour vulgariser le réchauffement, c'est qu'il faut distinguer la masse de carbone sur terre et sous terre.
- Sur terre, cette masse à permis la vie telle qu'on la connaît, ce sont les êtres vivant, la mer et la végétation qui contiennent et s'échangent le carbone. Pour faire simple, tant qu'on brûle des arbres, on n'ajoute pas de carbone à cette masse, donc on ne réchauffe pas vraiment la planète, ce carbone a changé de forme, il se transformera à nouveau. (capté par les océans, les arbres, etc).
- Sous terre, il y a le carbone emprisonné depuis des millénaires, qui a connu la vie dans d'autres conditions, ce carbone est le fossile de cette vie. Ce qu'on fait en brûlant ce carbone-ci, c'est qu'on ajoute à la masse de carbone sur terre, de telle sorte qu'on rompt l'équilibre, rendant alors les conditions à la vie telle qu'on la connaît difficile, puis impossible…[3]
- Sortir des énergies fossiles, le plus rapidement possible (oui et c'est possible !)
La transition énergétique n'avance pas… Nous en sommes rendu à la 23ième COP, plus de 20 ans qu'on s'y pose la question de comment nous enfumer et avec quelle toxicité, au lieu de se décider à mettre en œuvre les énergies renouvelables et stopper les énergies fossiles.[4]
Quant aux militants et lanceurs d'alertes, on les mets en prisons, quand on ne les assigne pas à résidence, grâce à notre cher état d'urgence permanent (mais tu comprends, ça rassure), où comment mettre le mouchoir sur un problème, et jouer au tape-taupe avec la complicité de tous les passager.

  • Car oui nous sommes complices…

Quand on ne nous culpabilise pas de consommer trop d'énergie, d'eau et de générer des déchets, alors qu'on reçoit en permanence le message opposé, consomme et tait toi, on fait pareil, on regarde ailleurs quand la maison brûle, c'est pas moi qui ait craqué l’allumette…
Sauf que… bah si en fait, tous les jours, par les choix de consommation qu'on fait, et surtout ceux qu'on ne fait pas ! [5]

Le capitalisme ne veut pas changer de direction, et il ne nous laissera pas faire, pourtant tout le pouvoir qu'il détient, c'est bien nous qui le lui donnons, il suffit de le lui reprendre, de se bouger tous ensemble de notre place pour virer le chauffeur du bus, et prendre le volant, arrêter le bus, le bricoler et changer de direction.
- Qu'est-ce qu'on attend ?
Peut-être que nous sommes encore trop nombreux à soit être inconscient, soit dans l'erreur, ou complètement dépolitisé.

- Qu'elle planète[6] va t'on laisser à vos enfants ?
Alerte divulgachage ! Il mourront semble-t'il assez vite en fait… Les plus riches en derniers.
Fonte du permafrost, accélération du réchauffement, réfugié climatique, pollutions des eaux potables, terres impropres aux cultures, pressions démographiques (la surpopulation on en parle quand ??? [7])… Hum, c'est peut-être pas les deux gogols de cours de récré qui vont déclencher la guerre, mais bien le réflexe de survie des peuples après l'irréversibilité du réchauffement et ses conditions impossible. Visionner la série The Walking Dead pourrait être utile…

- Qu'est-ce qu'on peut faire ? Non, qu'est-ce qu'on Veut faire !

Éteindre sa télé.
Se déconnecter des voleurs de temps (Facebook, etc).
Parler aux gens, faire tourner l'info.
Arrêter de voter pour des cons.
Arrêter de voter « contre ».
Arrêter de voter…
Consommer local et bio, sans passer par des intermédiaires.
Construire une éolienne dans son jardin.
Désobéir quand cela est juste…
Ne jamais oublier que s'ils sont riches et font des conneries, c'est parce-qu'on travaille pour eux…

Notes

[1] Demain, tous crétins? (Doc Arte)

[2] https://youtu.be/0qAn_mxvTTk?t=6m44s

[3] Sans compter qu'on accélère le mouvement en tuant tout, à coup de pesticides, l'humain est responsable de la sixième extinction (quand il n'y aura plus d'abeille pour féconder les fleurs, ne comptez pas sur le capitalisme qui se sera assez goinfré d'argent en les tuants pour le faire)

[4] Le VLOG de la COP23

[5] se nourrir local dans une amap, utiliser des toilettes sèches, domicilier son compte dans une banque respectable, utiliser des monnaies alternative…

[6] entendre — les conditions de vie —, pas le caillou

[7] Résoudre la surpopulation - DBY #29 feat NEXUS VI

vendredi, 17 janvier 2014

Les trucs qui me paraissent évident… -2-

  • Mais qui pourtant ne le sont pas pour tous le monde !

[…] Dans cette série de billets, je vais donc parler de choses archi-connues de tous, mais à côté desquelles, pour des raisons diverses, vous seriez passés […]
Rien d'importants, juste des petits détails, de ce genre de choses qui enrichissent, voire simplifie la vie.

Pour ce second billet de la série, je vais parler vie domestique.

Comment ouvrir très facilement un pot récalcitrant :

  • Qui n'est pas tombé sur un pot de confiture ou de cornichons qui refuse de s'ouvrir, à s'en esquinter les poignets ?

Il existe des pinces spéciales pour ce genre de cas, mais elles sont aussi difficiles à utiliser qu'inutiles !

  • En effet, il suffit de taper légèrement les bords du couvercle du pot sur un coin de table pour débloquer la situation !

Une petite vidéo pour illustrer ça.

mardi, 26 novembre 2013

Les trucs qui me paraissent évident… -1-

  • Mais qui pourtant ne le sont pas pour tous le monde !

En effet, parfois je me rends compte en discutant avec mon entourage, à quel point mon parcours peut-être différents, et ce même lorsqu'on partage les mêmes centres d'intérêts.
Dans cette série de billets, je vais donc parler de choses archi-connues de tous, mais à côté desquelles, pour des raisons diverses, vous seriez passés.
Sans compter toutes celles que je ne connais pas…
Rien d'importants, juste des petits détails, de ce genre de choses qui enrichissent, voire simplifie la vie.



Pour commencer, je vais aborder un sujet technique !

Comment re-visser correctement dans du plastique :

En effet, il y a une manière bien particulière de s'y prendre si l'on veut que la fixation soit efficace, surtout si on est amené à dévisser/revisser régulièrement, afin d'assurer la longévité du filetage et éviter de se retrouver avec une vis qui «tourne folle» à l'infini.

Que se passe t-il lorsqu'après avoir démonté le boitier d'un appareil, on le remonte, en revissant les vis sans précaution ?

Réponse : Une forte chance de creuser un nouveau filetage dans le plastique, et au moment du serrage, d'arracher celui-ci, la structure ayant été fragilisée, et hop, la vis se met à tourner à l'infini sans jamais se bloquer !
Pourquoi ? Ces vis sont de type auto-taraudeuse; lorsque l'appareil est assemblé en usine, le trou du plastique est lisse, et c'est donc la première fois que la vis est vissée dans le trou, que le filetage est creusé dans le plastique, et c'est censé être fait une fois pour toute !

  • L'astuce consiste donc à s'assurer de bien revisser la vis dans le filetage d'origine, ce qui s'effectue simplement en tournant doucement le tournevis en sens inverse tout en effectuant une légère pression. La vis va donc suivre le filetage en sens dévissant et finira par tomber dans un creux, qui est en fait le début de l'hélicoïde. Hop, maintenant on peut visser !

Une petite vidéo pour illustrer ça.
Attention, j'ai amplifié le son pour bien se rendre compte du phénomène.
Parfois c'est plus subtile, et on le ressent sur le manche du tournevis, plus qu'on l'entends.

Merci à Noël, de m'avoir appris ça il y a 15 ans, lors d'une séance improvisée de modélisme.

dimanche, 22 septembre 2013

Semaine du Revenu de Base

revenubase.pngCette semaine était la Semaine du Revenu de Base, opération organisée pour faire du bruit afin d'inciter le public à signer L'initiative Citoyenne Européenne :

Si vous êtes citoyen européen, prenez quelques secondes pour signer, c’est important et cela obligera le Parlement européen à débattre du revenu de base. Un million de signatures sont nécessaires et on est encore loin du compte. Faites suivre à vos amis, vos connaissances, sur les réseau sociaux. Par votre signature, vous ne vous engagez pas à soutenir le revenu de base : vous demandez juste à ce qu’il soit à l’ordre du jour du parlement européen. Même si cela vous parait utopique ou irréaliste, l’important est d’ouvrir le débat et d’élargir le champ des possibles.


Ce n'est pas une énième pétition qui ne sert à rien, il s'agit d'une institution officielle, les références de vos papiers d'identités seront demandés.
Pour un futur de libertés et d'émancipation, Merci !



Avec le billet précédent, j'essayais par un moyen détourné d'introduire le sujet, pensant rédiger quelque chose de clair, car je comprend qu'on ait pas envie de se taper une longue vidéo, ni de passer du temps à éplucher tout le site officiel
Et puis le lendemain, Ploum publiait un article excellent sur le sujet, dont voici un morceau choisis :

Pourquoi vous êtes, sans le savoir, favorable au revenu de base

Pensez-vous qu’il soit acceptable de laisser un humain mourir de faim ? […]

Le chômage pose un problème fondamental qui est emblématique de notre société. Imaginons une personne qui, dans sa situation, peut obtenir un chômage de 1000 €. Cette même personne trouve un travail qui lui permet de gagner 1500 € par mois. Pour le travailleur, la différence entre le travail et le chômage est donc de 500 €. En vérité, elle n’est donc pas payée 1500 € mais bien 500 €. C’est en tout cas sa perception.[…]

Bref, une solution loin d’être idéale mais peut-être est-elle au moins efficace ? […]
Les chômeurs sont donc stigmatisés en « profiteurs ». Comment pourrait-il en être autrement, ils gagnent à peine moins qu’un employé de supermarché qui travaille neuf à dix heures par jour et rentre chez lui exténué ?

Or le travail se fait rare. Pourquoi devrait-on en créer ? N’est-ce pas un succès de l’humanité que d’arriver à diminuer le travail ?
Le chômage […] permet à certains de jouer avec le système et exclut définitivement certains nécessiteux. Pire, pour certains travailleurs le chômage décourage d’entreprendre le moindre travail vu que travailler ne fait pas toujours gagner plus. Pire, il peut vous faire perdre vos allocations. Le postulat de départ d’être un outil pour fournir à chaque citoyen le minimum vital semble donc loin d’être atteint.

[…] Reprenons le problème initial : fournir à chaque citoyen le minimum vital. Et bien voilà ! Elle est là la solution ! Il suffit de fournir à chaque citoyen un revenu minimal auquel il a droit quelle que soit sa situation.[…]

Ce principe s’appelle le revenu de base ou revenu inconditionnel.
Il est étudié et même recommandé par de nombreux économistes depuis des décennies. Il a l’immense mérite de simplifier notre vision de la société et de l’économie. Si, par exemple, le revenu de base est de 1000 € par mois, votre patron vous proposera un salaire de 500 € pour que vous ayez un total de 1500 €. Plus d’inégalités, plus de stigmatisation entre travailleurs et chômeurs. C’est également un grand promoteur du travail à temps partiel. Un mi-temps ? 250 € au lieu de 500 €, c’est parfaitement honnête, logique et compréhensible par tous.

Oui mais… Je sais que l’idée fait peur. […] Beaucoup semblent également craindre l’arrêt total de l’économie car plus personne ne voudrait travailler.

Là, je vous arrête : le revenu de base est, comme son nom l’indique, une base. Demandez autour de vous qui serait prêt à arrêter de travailler et ne gagner qu’un revenu de base, c’est loin d’être la majorité. La diminution conséquente des salaires entraînera également les entreprises à embaucher plus facilement. Bref, cela relance notre économie.

[…] imaginons que vous arriviez à mettre en place un chômage idéal qui n’exclut personne sauf les profiteurs qui n’en ont pas besoin. […]
Le chômage[…] est, quand on y pense, une variation plus ou moins complexe autour du revenu de base. Si, comme moi, vous pensez qu’un être humain devrait avoir un toit et de quoi manger, vous êtes sans le savoir en faveur du revenu de base.

Il ne nous reste plus qu’à convaincre nos représentants.

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